Bordeaux et la "folie" du chemin de fer de Stendhal à la Grande Guerre

Bordeaux et la "folie" du chemin de fer de Stendhal à la Grande Guerre

Café historique

60 min.

La capitale girondine s’est construite à partir de la Monarchie de Juillet comme une plate-forme multimodale, combinant les dynamiques portuaires, les révolutions industrielles et une logique métropolitaine.

Avant même l’intervention des Pereire, Bordeaux fut bien à la pointe de la « folie du chemin de fer » ou « railway mania », identifiée par Stendhal lors de son Voyage dans le Midi de la France en mars 1838, grâce la concession extrêmement précoce d’une voie ferrée de Bordeaux à La Teste dès juillet 1837. Son inauguration en juillet 1841 en fit la quatrième ligne de chemin de fer ouverte aux voyageurs en France et la première de loin du grand Sud-Ouest. Il fallut cependant attendre la mise en service complète d’une ligne Paris-Bordeaux le 17 juillet 1853 pour qu’un premier train entre en gare de Bastide-Orléans après un voyage de 13 h 30. La durée du trajet s’est progressivement abaissée avec deux ruptures technologiques majeures : l’électrification en 1938 et la LGV en 2017.

 Bordeaux devint un noeud ferroviaire interrégional, assurant l'interconnexion de trois des sept grands Réseaux français. Cette vocation, avec pas moins de sept gares différentes, suscita un véritable complexe intégrant des installations ferroviaires diversifiées, les ateliers des industriels de la construction et de la réparation et l'habitat cheminot lui-même.

Mais la trajectoire ferroviaire de Bordeaux ne prend toute sa dimension, au croisement du saint-simonisme, du jacobinisme et du « girondinisme », qu’en considérant l’entreprise globale des Pereire, qui dépassa largement l’action de la Compagnie du Midi créée en 1852.

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