Trainspotting

Trainspotting

Trainspotting

Danny Boyle

1996

94 min.

VOSTF

À Édimbourg, le quotidien de cinq copains accros à l’héroïne. Renton, Sick Boy, Spud, Begbie et Tommy…

Le regard de l’historien du cinéma

Deux ans après Petits meurtres entre amis, Danny Boyle retrouve le scénariste John Hodge et l’acteur Ewan McGregor pour cette adaptation survitaminée du best-seller d’Irvine Welsh. Portrait de groupe d’une jeunesse en proie au chômage et à la toxicomanie, Trainspotting revendique sa modernité à travers l’utilisation d’une bande originale qui sert de vitrine à la Britpop : Blur, Pulp, Sleeper, Damon Albarn côtoient des valeur sûres comme la reprise de « Lust for Life » par Iggy Pop ou « Perfect Day » de Lou Reed. À l’opposé des reconstitutions historiques valorisant le patrimoine national – comme Rob Roy (Michael Caton-Jones, 1995) – Boyle met en scène le refus de la fierté d’être écossais. Resté célèbre pour une scène de trip d’anthologie, le film crée souvent le malaise et présente une galerie de personnages peu recommandables, du violent Begbie au cynique Renton en passant par un Sick Boy obsédé par James Bond. Car tout comme Kubrick dans Orange mécanique (auquel il fait explicitement référence), Boyle adopte une stratégie de distanciation pour dépeindre l’univers de dépendance dans lequel sont plongés ses anti-héros, produits d’une société qui n’a rien de mieux à proposer.

«Après le phénomène Petits meurtres entre amis, le deuxième film de Danny Boyle a fait un véritable hold-up du box-office mondial. Le roman Trainspotting sort en 1993. Irvine Welsh, son auteur, nourrit son livre de sa connaissance d’Édimburgh et de sa période d’addiction à l’héroïne. Il apparaît dans le film sous les traits du dealer Mikey Forrester. Le film finira de faire de Danny Boyle l’un des cinéastes les plus en vus du moment – de même pour son acteur principal Ewan McGregor. Le critique de cinéma Aurélien Ferenczi dans Télérama : « “Le thème n'est pas novateur, la manière, si : speedée, provocante, crue, inventive, la mise en scène de Danny Boyle est une merveille de fluidité narrative. Elle s'accorde à la vision du réel qu'ont les personnages du film : une simple succession séquentielle de segments de vie sans conscience du lendemain. Ajoutez des acteurs époustouflants, et ça donne un film aussi beau et triste que le but d'Archie Gemmill contre la Hollande cité dans le récit”. Un film culte à redécouvrir !» – Institut Lumière 

Un film « proche de l’exploit : se lover dans la contre-culture juvénile d’une époque au point de finir par se confondre avec elle, et d’en devenir un objet de ralliement. Danny Boyle collaborait avec le romancier Irvine Welsh pour imposer un précipité halluciné de la vie de la jeunesse écossaise dans un Édimbourg déliquescent, entre héroïne, bastons dans les pubs et échappées mélancoliques dans les landes alentour. » – Libération 

 

 

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Danny Boyle

Année

1996

Durée

94 minutes

Date Sortie française

Mercredi 19 juin 1996

Auteur(s) / Scénario

John Hodge

Format de diffusion

DCP

Détails

Interprètes

Ewan McGregor (Renton), Ewen Bremner (Spud), Jonny Lee Miller (Sick Boy), Robert Carlyle (Begbie), Kelly Macdonald (Diane)…

D'après

D'après le roman d’Irvine Welsh

Direction photographie

Brian Tufano

Montage

Masahiro Hirakubo

Couleur

Couleur

Distributeur

Universal Pictures

Son

Colin Nicolson

Producteur(trice)

Andrew Macdonald

Pays

Grande Bretagne

Critiques

Trainspotting

  • Mercredi 22 novembre 2017 - 21 h 30

  • Cinéma Jean Eustache
Réserver en ligne

Trainspotting

  • Samedi 25 novembre 2017 - 20 h 40

  • Cinéma Jean Eustache
Réserver en ligne

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