L'Aigle des mers

L'Aigle des mers

L'Aigle des mers

The Sea Hawk

Michael Curtiz

1940

127 min.

VOSTF

Geoffrey Thorpe est recruté par la reine Elizabeth 1re pour faire échec à l'Invincible Armada. Alors que les vaisseaux espagnols s'apprêtent à fondre sur les côtes anglaises, Thorpe les attaque par surprise, démontrant ses talents de stratège et d'escrimeur…

« L'archétype parfait du film d'aventures maritimes, notamment à cause de la prodigieuse séquence d'abordage qui ouvre le récit. La première mouture du scénario consistait en une adaptation par Delmer Daves du roman de Rafael Sabatini The Sea Hawk, déja filmé en 1924 par Frank Lloyd – réalisateur, en 1935, de la première version des Révoltés du Bounty, cf. p. 113. Puis Seton I. Miller écrivit une histoire inspirée de la vie de sir Francis Drake et racontant les aventures du groupe des Sea Dogs qui enrichissaient la couronne d'Angleterre par leurs actes de piraterie. L'expression fut transformée en celle, plus élégante, de Sea Hawks, qui semblait faire allusion au roman de Sabatini, avec lequel le contenu du scénario était maintenant sans rapport. L'ampleur exceptionnelle du budget (1700000 dollars), du plateau et des décors laissa à Curtiz une liberté totale pour parfaire son style, composer à loisir ces spectaculaires mouvements d'appareil et ces jeux d'ombres gigantesques sur les murs des châteaux qui sont comme sa marque de fabrique. Il fait la preuve de l'étendue de son registre de dramaturge et de styliste, car le film, ainsi que l'interprétation de Flynn, n'ont plus rien de commun avec la truculence, la gaieté dynamique de Capitaine Blood (voir p. 113). C'est ici un film aux tonalités denses, âpres, plutôt nocturnes, situant ses personnages dans une succession de lieux clos (galère, jungle, etc.) où sont mis principalement en valeur la tension, l'effort héroïque et douloureux des participants. L'idylle, réduite au minimum, consiste surtout en adieux, en longues absences et en regrets. Flynn est au sommet de son brio et de sa fougue, mais sur le versant sobre, voire tragique, et totalement dénué d’ironie, de sa personnalité, tout à fait à l'opposé de Capitaine Blood.» – Jacques Lourcelles, Dictionnaire du Cinéma, tome 3.

 

« Si l’action se passe en 1585, les sous-entendus politiques contemporains sont clairs. D’ailleurs, à la différence des Aventures de Robin des Bois, L’Aigle des mers s'achève sur le discours d’Elizabeth Ire, engageant son pays dans la guerre. En 1940, on peut facilement voir une image d’Hitler dans Philippe II, le souverain espagnol assoiffé de domination et de pouvoir. Les Aigles des Mers, pirates anglais qui combattent illégalement pour le compte de leur souveraine, sont les premiers résistants à l’oppression nazie. Quant à Elizabeth Ire, prête à croire jusqu’au bout à l’amitié et à la sincérité de Philippe II, elle représente les nations aveugles au danger qui rôde. L’Aigle des mers est ainsi représentatif d’une époque où le film d’aventures n’était pas seulement considéré comme un divertissement de bas étage, destiné à remplir les poches des producteurs, mais aussi une œuvre digne de conscience politique. » – Critikat

 

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Michael Curtiz

Année

1940

Titre original

The Sea Hawk

Durée

127 minutes

Date Sortie française

Mercredi 30 avril 1947

Auteur(s) / Scénario

Howard Koch, Seton I. Miller

Format de diffusion

35 mm

Détails

Interprètes

Errol Flynn (Geoffrey Thorpe), Brenda Marshall (Doña Maria), Claude Rains (Don José Alvarez de Cordoba), Donald Crisp (Sir John Burleson), Flora Robson (La reine Elisabeth Ire)…

Montage

George Amy

Couleur

Couleur

Distributeur

Warner

Musique

Erich Wolfgang Korngold

Son

Francis J. Scheid

Producteur(trice)

Hal B. Wallis, Henry Blanke

Pays

USA

Critiques

Source

par Nom Journaliste

Texte.

L'Aigle des mers

  • Mercredi 22 novembre 2017 - 18 h 40

  • Cinéma Jean Eustache
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