
Les américains font preuve, depuis les terribles attentats du 11 septembre, d’un patriotisme sans bornes poussant leurs médias à dissimuler une vérité trop choquante pour être admise.
Les soit disant « Watch Dogs » (Chiens de garde de la démocratie en termes américains) sont depuis tenus en laisse par la censure quelque soit sa forme.
« Le temps de reportage est limité, à tel point qu’au delà d’1 minute 30, une information diffusée devient un documentaire » explique Noël Mamère. |
Ils doivent donc synthétiser grossièrement l’information afin qu’elle soit diffusable pour des raisons d’audimat imposées par les actionnaires de la manière dont ils le souhaitent, la plupart du temps faisant l’éloge des USA.
Il est clair que l’autocensure est de mise : les journalistes n’informent plus réellement face à la pression du gouvernement. Yves Boisset, ayant rencontré ce genre d’obstacle, raconte qu’il a dû enlever les visages de certains figurants de son film, sans quoi ils auraient probablement été tués.
Les USA sont fortement hostiles à ceux qui oseraient lever le voile sur les actes irréfléchis de leur gouvernement. Scott Ritter est la preuve vivante de cette hostilité. « En dénonçant la non-existence des armes nucléaires en Iraq, le FBI l’a discrédité en dévoilant au grand jour une vague histoire de pédophilie » raconte Yves Boisset.
« Les médias américains influencent l’opinion publique et inversement » affirment unanimement N. Mamère, Y. Boisset et W. Karel. Lors de la guerre du Vietnam, les médias ont forgé l’opinion publique. Réciproquement lors de la guerre du Golfe, ils se sont soumis à l’avis du peuple américain.
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Autre thème abordé par nos trois spécialistes : les médias ont également un rôle de manipulateurs envers cette population, si naïve qu’elle ne remet jamais en question leur fiabilité.
Quel bel exemple que celui même donné par Yves Boisset sur la chute de la statue de Saddam Hussein, nous donnant l’illusion d’une foule Iraquienne libérée et ravie. La réalité en est toute autre : cette soit disant foule était en fait réduite à environ 70 personnes, collaborant avec les Américains. Il est certain qu’on ne peut nier que les américains sont la première puissance médiatique de la planète mais dissimulatrice à l’occasion.
Emilie Carpuat - Tom Lacoste - Antoine Sabuco - Aurélie Minvielle |