Médias et démocratie en France : Non aux cerveaux trop disponibles !
Mercredi soir s’est déroulée la conférence inaugurale du Festival, orchestrée par Jean-Noël Jeanneney, président d’honneur, sur le thème : Médias et démocratie en France. Il en a profité pour faire un état des lieux de la position actuelle des médias dans la vie politique et démocratique française.

« Faut-il prétendre à l’absolu pour informer ou au relatif pour compter ? ». C’est en substance la question à laquelle Jean-Noël Jeanneney a tenté de répondrel. Devant une salle comble, M. Jeanneney, président d’honneur du Festival et professeur émérite à l’IEP de Paris spécialisé dans l’histoire des médias, a pu mener la conférence inaugurale du Festival sur un thème qui lui est cher : les médias et la démocratie.

Ne disposant que d’une heure, M. Jeanneney a su passionner un public hétéroclite dans une ambiance détendue. Il a en effet allié exactitude et simplicité pour nous expliquer comment les médias en France commencent aujourd’hui à dériver vers une perspective capitaliste. Or cela ne correspond pas toujours au rôle prépondérant qui est le leur dans le fonctionnement de la démocratie française.

M. Jeanneney n’a cessé de rappeler les récents événements concernant le rachat de la Socpresse par « ce grand avionneur français » ou celui de TF1 par Francis Bouygues, il y a déjà vingt ans. Les motivations de ces entrepreneurs fortunés sont diverses et peuvent parfois correspondre à un désir d’interventionnisme dans la vie politique et démocratique. Cependant, ce phénomène ne date pas d’hier et a été l’apanage de nombreux riches industriels au cours du XXème siècle.

M. Jeanneney a ainsi évoqué les hauts et les bas des médias en France depuis 1881 et la loi sur la liberté de la presse, avec les ordonnances de 1944 ou la période sombre d’avant-guerre.

Ceci avant de traiter de la difficulté pour les médias de rester objectifs face à une information qui peut être corrompue par des intérêts politiques, financiers ou purement narcissiques.

Rentabilité ou objectivité : c’est dans ce paradoxe permanent que les médias doivent tenter de trouver leur place dans un panel déjà fourni. Le moyen qui reste le plus sûr pour faire face à cette éventuelle désinformation est l’éducation aux médias de telle manière que chacun soit à même de juger de la qualité d’une information. Non aux cerveaux trop disponibles !

Arthur Richer - Audrey Ferreira - Justine Baudart - Marion Salin

 



Nouveau Festival : nouvelle équipe de Festizine! Cette année, les horizons se sont élargis ! Le groupe est en effet composé de seize élèves des lycées du Sud-Médoc ( Le Taillan) et de Pessac ( Pape Clément ). Nous sommes là pour vous faire partager nos rencontres avec les festivaliers avec quatre rubriques très différentes qui seront multipliées par quatre (le nombre de mise en ligne) ! Nous relevons le défi de jouer les journalistes d’un week-end. Revenez-nous voir souvent sur le web !

Sophie HULOT

 

 

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