ACCUEIL > De Gaulle n’avait pas le sens de l’empire
      • LE FESTIVAL EN IMAGES
      • LES EDITOS
      • L'AFFICHE
      • LA CONQUÊTE DU POUVOIR : LES FILMS
      • LA CONQUÊTE DU POUVOIR : LES DÉBATS
      • LA CONQUÊTE DU POUVOIR : LES INVITÉS
      • LES EXPOSITIONS
      • LE PROGRAMME PÉDAGOGIQUE
      • LE FESTIZINE 2011 : Ce qui fait débat
        • Nous avons vu
        • Nous avons rencontré
        • Les coulisses
          • LE PALMARES
          • PRIX DU FILM HISTOIRE - FICTION
            • Présentation
            • Les Jurys fiction
            • Les films de la compétition fiction
            • Fiche d'inscription fiction
          • PRIX DU FILM HISTOIRE - DOCUMENTAIRE
            • Présentation
            • Les Jurys Documentaire
            • Les films de la compétition documentaire
            • Fiche d'inscription documentaire
            • HISTORIQUE DU FESTIVAL
            • LE FESTIZINE : 2010, 2005, 2004, 2003, 2001
            • LE PALMARÈS DES ANNÉES PASSÉES
            • LES ANNÉES
              • 2010
              • 2009
              • 2008
              • 2007
              • 2006
              • 2005
              • 2004
              • 2003
              • PRÉSENTATION DU FESTIVAL
              • QUI SOMMES-NOUS ?
              • CONTACT
              • NOS PARTENAIRES

              • LES HORAIRES PAR JOUR (à partir du 25 OCT)
              • LES TARIFS
              • LES LIEUX DU FESTIVAL
              • HÉBERGEMENT
              • PRESSE & PROFESSIONNELS
              • COMMANDER LES CATALOGUES
Français English

De Gaulle n’avait pas le sens de l’empire

Le passé algérien a toujours du mal à passer. Mémoire et acteur de ce conflit, le journaliste Jean Daniel a répondu sans concession aux questions de l’historien Michel Winock. Le fantôme du Général de Gaulle planait sur une salle comble et concernée.

Michel Winock - fondateur de la revue « l’Histoire »

A l’heure de la célébration du quarantième anniversaire de la mort du Général de Gaulle, la décolonisation française fait encore largement débat. Jeudi 18 novembre à 15h30 s’est déroulé dans la salle Federico Fellini, un  Grand entretien, « De Gaulle et la fin des colonies », animé par Michel Winock, fondateur de la revue L’Histoire. A son invitation,  Jean Daniel, a évoqué la position du général de Gaulle durant la fin de colonies. Natif d’Algérie, le fondateur du Nouvel Observateur est un témoin privilégié et l’un des plus grand spécialiste de cette période.
Pendant une heure et demie, en s’appuyant sur le documentaire précédant l’entretien, « De Gaulle et l’Algérie : le prix du pouvoir » (Hugues Nancy, 2010), Michel Winock et Jean Daniel ont dénoué quelques-uns des fils d’une histoire compliquée, en centrant l’entretien sur l’Algérie et le passé algérien du journaliste.
Pour mémoire, la guerre d’Algérie a entraîné de graves crises politiques jusqu’en France métropolitaine avec le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et l’instauration de la cinquième République. Ce dernier ne voit qu’une issue à ce conflit : l’indépendance de l’Algérie. Ainsi, les colons et l’armée française se sentent trahis par les politiques français et vont se révolter. L’Algérie accèdera à l’indépendance en 1962.
Le film s’attaque à cette icône nationale respectée en France et en Algérie, où il était fréquent d’entendre parler, selon Jean Daniel, du « mythe du sauveur de la France ». Très tôt en de l’autre côté de la Mediterrannée des mouvements de lutte pour accéder à une civilisation algérienne se sont développées. Cette révolte dénonçant les injustices subies n’était pas suivie d’une véritable unité nationale. Ces mouvements se sont par la suite transformés en partis indépendantistes sous l’influence notamment des partis révolutionnaires français

Jean Daniel - Directeur de la rédaction du Nouvel Observateur

Né en Algérie, et très attaché à sa terre natale, Jean Daniel a très vite défendu la cause de l’indépendance algérienne. Malgré le fait qu’il se considère gaulliste, comme il l’a rappelé lors de cette conférence, il a, sans concession, dénoncé les tortures perpétrées contre les indépendantistes algériens au début du conflit. Pour lui, l’indépendance des colonies était la seule issue possible. Il ajoute, lapidaire : «  De Gaulle n’avait pas le sens de l’empire ».

Bonus : 2 questions à Jean Daniel

Festizine : Jean Daniel, après plus de 60 ans de journalisme, une carrière extrêmement riche, vous avez notamment fondé le nouvel Observateur en 1964. Quel est votre point de vue actuel par rapport au journalisme et particulièrement par rapport au journalisme engagé ?
Jean Daniel : Le journalisme malgré tout n’a pas bonne presse. Il est populaire chez les jeunes mais reste mal vu pour leurs parents. Un journaliste suit l’Histoire alors qu’un historien donne son point de vue avec du recul .
Le journalisme s’apparente à une médiation entre la surprise et l’événement. Un journaliste peut être engagé, mais ce n’est pas militant car il transmet avant tout une information


Festizine : Pensez vous que sans son dramatique accident en 1960, Albert Camus, votre ami, lui aussi natif d’Algérie aurait pu jouer un rôle plus important dans la fin du conflit algérien ?

J.D. : Non, je pense que non. Il ne pouvait pas faire davantage. Ses efforts étaient vains, comme les nôtres ; les journalistes et les écrivains engagés n’avaient qu’un poids très limité dans ce conflit.


Samy Chbari – rédacteur chef adjoint

Antoine Charmet – Sophie N’diaye – Maud Fixy

Plan du Site / Nos Partenaires / Mentions Légales / contact @ cinema-histoire-pessac.com Retrouver le Festival International du Film d'Histoire de Pessac sur Facebook