Mémoires 8 Mai 1945Réalisé par Mariem Hamidat Synopsis : Le 8 mai 1945, à Sétif, petite ville de l’est algérien, on fête l’armistice. Dans le cortège, parmi les drapeaux alliés, surgit un drapeau algérien, symbole d’indépendance. La police tire sur la foule. C’est l’émeute. Dans toute la région, la répression menée par l’armée française va faire des milliers de victimes. La réalisatrice part à la rencontre de ses pères (elle est née en France de parents algériens), avant que leur mémoire ne s’éteigne. Cartouches GauloisesRéalisé par Mehdi Charef Synopsis : Alger, 1962. Ali, 10 ans, est vendeur de journaux. Il est témoin des nombreux drames de la fin de la guerre d’Algérie. Il y a aussi ses copains pieds-noirs qui vont devoir partir pour la France métropolitaine qu’ils ne connaissent pas et “où il fait si froid”. Les Pieds-noirs, histoires d’une blessureRéalisé par Gilles Perez Production Treize au Sud Synopsis : Juillet 1962 : les massacres d’Oran sonnent la fin de tout espoir pour les « Européens d’Algérie » et entraînent l’exil de plus d’un million de personnes, contraintes d’abandonner leur maison et leur pays, l’Algérie. Le récit de ces « Pieds Noirs », de leurs enfants, de leur vie d’avant, « de l’autre côté », égarée à jamais. Comment cerner cette population, issue d’une immigration puisant sa source dans les pays du bassin méditerranéen – Malte, Italie, Espagne -, et de France, dès les années 1830 ? Les Pieds Noirs racontent leurs ancêtres, fuyant la misère et quittant une famille qui ne peut subvenir à leurs besoins ; ou débarquant de force en Algérie, au gré des crises révolutionnaires, des déportations politiques et des guerres. Ils parlent d’une communauté se formant peu à peu, structurée par la langue et le sentiment partagé d’une France idéalisée. Pour la plupart, la vie là-bas est modeste. Mais les souvenirs d’une vie familiale intense, rythmée par les moments de retrouvailles autour de repas, de la plage, de dimanches à la campagne, ou de ces jeux d’enfants partagés dans les rues et d’une certaine entraide valent plus que tout. Suffisamment pour regretter amèrement ce qu’ils ont perdu, la perte d’une vie peut-être idéalisée, mais surtout leurs racines, le pays où ils sont nés. Malgré la dégradation de la situation en Algérie, les attentats, la guerre, la « trahison » du Général de Gaulle, malgré les accords d’Evian en mars 1962, les Pieds Noirs ne veulent quitter cette terre, veulent croire qu’ils pourront continuer d’y vivre. Des proches meurent, assassinés. L’angoisse s’installe le soir, quand un père n’est pas rentré. A la terreur du FLN répond celle de l’OAS. Puis la situation se dégrade : l’armée tire sur la population française à Bab el Oued, faisant cinquante morts. Le FLN débute ses enlèvements massifs, faisant disparaître plus de 3 000 personnes. Il n’y a dès lors plus d’espoir. La « chasse à l’Européen » menée à Oran le 5 juillet 1962 entraîne le départ définitif d’une population écœurée, abandonnée par les troupes françaises. Les Pieds Noirs quittent en quelques heures le sol algérien, se retrouvent en France, souvent humiliés et victimes de la méfiance des métropolitains. Pour beaucoup de ces familles arrachées à leur terre, dispersées, c’est le début de quarante années de silence sur les drames qu’elles ont vécues. Gilles Perez Parmi ses principales réalisations documentaires : Mon colonelRéalisé par Laurent Herbiet Synopsis : 1993, Paris. Le colonel en retraite Raoul Duplan est trouvé mort chez lui, une balle dans la poitrine. Une lettre anonyme est envoyée aux enquêteurs : « Le colonel est mort à Saint-Arnaud ». 1957, Saint-Arnaud, dans l’est de l’Algérie : un jeune officier juriste, Guy Rossi, prend ses fonctions auprès du colonel Duplan. La machine des pouvoirs spéciaux et de la torture institutionnalisée se met tranquillement en route. Elle fera du jeune juriste un bourreau. Et elle rattrapera Duplan quarante ans plus tard. La Bataille d’AlgerRéalisé par Yves Boisset Synopsis : Il y a soixante ans, la guerre civile ravageait l’Algérie, l’une des guerres d’indépendance les plus meurtrières de l’histoire du XXème siècle. Pendant neuf mois, les militaires français mènent une répression féroce contre les activistes algériens dans la ville d’Alger. Combinant images d’archives, extraits du film de Pontecorvo et nombreux entretiens, notamment avec les poseuses de bombes militantes du FLN qui pour la première fois ont accepté de témoigner, le film nous éclaire sur l’une des zones d’ombre les plus fascinantes de notre histoire récente et propose des repères pour une meilleure compréhension de notre actualité la plus brûlante. Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente colonialeRéalisé par Mahmoud Ben Mahmoud Synopsis : De Hussein Ier à Lamine Bey, en passant par Moncef Bey, Mahmoud Ben Mahmoud revient sur la vie des plus grands personnages de la dynastie des Beys de Tunis, qui régnèrent sur le pays pendant deux siècles et demi. J’ai vu tuer Ben BarkaRéalisé par Serge Le Péron Synopsis : Janvier 1966. Dans un meublé parisien, la police découvre le cadavre de Georges Figon, l’homme qui a fait éclater le scandale de l’affaire Ben Barka et ébranlé le pouvoir gaulliste. Un an plus tôt, Figon, lassé des affaires douteuses et des escroqueries minables, est à la recherche d’un coup juteux. Proche du « milieu » depuis ses années de prison, il se voit confier une mission de grande envergure : produire un documentaire sur la décolonisation, écrit par Marguerite Duras et réalisé par Georges Franju, avec l’aide du célèbre opposant marocain Mehdi Ben Barka, engagé comme conseiller historique. Ce projet de film est un piège… Michou d’AuberRéalisé par Thomas Gilou Synopsis : 1961, Messaoud, 9 ans, d’origine arabe, est placé en famille d’accueil, dans un village du Berry. Gisèle, sa mère adoptive, par crainte d’une réaction raciste, notamment de son mari Georges, militaire à la retraite, transforme Messaoud en un “petit français ordinaire”. Elle le rebaptise Michel dit Michou, lui teint les cheveux et lui interdit d’évoquer sa religion musulmane, espérant ainsi qu’il s’intégrera plus facilement. La TrahisonRéalisé par Philippe Faucon Synopsis : Pendant la guerre d’Algérie, dans l’est du pays, le sous-lieutenant Roque commande une escouade constituée d’appelés algériens et de métropolitains. Il doit composer avec la fatigue, l’usure de ses hommes et l’hostilité de la population, victime de la répression et de la torture. Sa hiérarchie le met en garde contre ses soldats algériens, qu’il considère pourtant comme “modèles”. Nuit noire, 17 octobre 1961Réalisé par Alain Tasma Synopsis : Le 17 octobre 1961, malgré le couvre-feu, une manifestation pacifique, réunissant 30 000 Algériens, est organisée à l’initiative du FLN. Le préfet de police Maurice Papon décide de l’interdire. Elle sera violemment réprimée par les forces de l’ordre. |