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La bande annonce du FestizineAvec la participation de : Axelle Ballanger – Chelsea Castillon – Laure Ferec – Dorian Fescaux Océane Cartigny – Léa Meridda – Sébastien Milon Mélissa Ba – Camille Dejan – Aline Gubri Simon Barral – Sarah Cheung – Maeva Tracqui – Marjorie Seignier Monté par Pierre Cazeaux
« Entendre ce que l’on ne peut voir, c’est le rôle de la radio »
Jean-Michel Plantey est animateur radio à France Bleu Gironde depuis 1983. Nous avons eu le plaisir de pouvoir assister à son émission en direct du Festival du film d’Histoire de Pessac. Lui et son équipe technique étaient présents samedi 24 novembre 2012 de 16 h 00 à 19 h 00. Durant cette émission, nous avons pu observer le métier d’animateur radio. Il nous a expliqué les difficultés et avantages de ce métier. Jean Michel est un passionné de cinéma, nous raconte-t-il, il anime des émissions radiophoniques depuis des années sur ce thème. « Le déroulement d’une émission est très précis, tout est calibré à la minute près » nous explique-t-il. Il obéit au conducteur, un document sur lequel est inscrit l’ordre des passages des chansons, le début et la fin des jingles (« Bienvenue sur France Bleu Gironde »), des annonces … Il est en constante liaison avec le studio principal qui est situé à Bordeaux, où sont diffusées les chansons et les autres émissions. Jean-Michel porte un casque dans lequel il a un retour son de sa voix et des informations envoyées depuis le studio à Bordeaux. « Je ne m’habitue toujours pas aux différents sons reçus dans mon casque, c’est assez perturbant quand j’interviewe quelqu’un et que je dois terminer rapidement ». L’organisation est stricte mais malgré cela, l’animateur improvise souvent et ne respecte pas toujours le « timing ». Le cinéma, un thème attrayant. Une table, un canapé, un café, une ambiance chaleureuse, rien de mieux pour recevoir son invité. Toute l’après-midi, toutes les 10 à 15 minutes, les interviews s’enchaînent, le plus souvent ce sont des réalisateurs qui sont reçus. « Je m’occupe de contacter l’attaché de presse pour pouvoir recevoir un invité. Nous sommes en direct grâce à la transmission numérique, mon technicien s’occupe des micros et de l’harmonie des voix, le reste est traité en studio ». France Bleu Gironde, dont les auditeurs ont entre trente-cinq et quatre-vingts ans, est partenaire du Festival depuis des années. « L’avantage de la radio c’est que l’on peut transcrire tout ce que l’on peut voir en audio, il n’y a pas vraiment de difficultés à résumer un film. Nous pouvons par exemple faire écouter en exclusivité des extraits de bandes-son originales … L’auditeur est toujours attentif ». Chaque samedi, Jean-Michel met en lumière un film différent. Il présente également des portraits de réalisateurs qui durent deux à trois minutes. « Il n’y a pas vraiment de durée exacte pour créer une chronique. Cela dépend du thème, du contexte, de la difficulté et d’autres facteurs. Je ne peux pas vous répondre exactement ».
Une réalité parfois difficile. Malgré ce que l’on peut dire, le métier d’animateur radio n’est pas toujours aussi simple que ce que l’on peut croire : « Nous avons des obligations à respecter » nous explique-t-il. « Nous enchainons souvent quatre heures d’interview d’affilée. Je suis en stress permanent lorsque je suis à l’antenne et malgré mes années d’expérience, j’ai toujours peur de commettre une erreur ». Effectivement, une fois en direct, il est difficile d’effacer une bêtise, ce qui ne l’empêche pas de plaisanter : « Certes notre métier n’est pas bien payé, mais c’est l’un des plus beaux du monde.»
Axelle Ballanger – Chelsea Castillon – Laure Ferec – Dorian Fescaux
Micro trottoirInterview filmé par : Mélissa Ba – Camille Dejan – Aline Gubri Monté par Pierre Cazeaux Hommage à Bernard LandierCette année, le prix du jury lycéen rend hommage à Bernard Landier. Pour cette occasion, nous avons voulu savoir qui était ce personnage. Ce grand monsieur à la voix grave, aux yeux bleu clair et coiffé de son indéfectible chapeau. Nous avons alors rencontré plusieurs personnes marquées par son empreinte et rassemblé leurs témoignages dans le but de faire connaître cette personne pas forcément connue par le public pessacais et bordelais.
Bernard Landier a dirigé toutes les actions culturelles pour le Rectorat de Bordeaux. Derrière ce statut qui parait froidement administratif se cachent avant tout une passion et une volonté de transmettre aux jeunes un désir de cinéma, ainsi qu’un regard critique et esthétique. Jean-Marie Tixier, ami proche et président du cinéma Jean Eustache raconte à propos du film Le Mépris qu’il « préfère les analyses de Bernard sur Godard que Godard lui même« . Bernard Landier crée le premier réseau de formation au cinéma pour les professeurs afin de diffuser au jeune public une culture cinématographique. On trouve des enseignants d’histoire et de lettres, bien sûr, mais aussi de mathématiques comme Dominique Palais, qui nous dit avoir été « recruté personnellement afin d’élargir la palette« . C’était un personnage charismatique, parfois colérique mais toujours dans le souci de faire avancer les choses, quels que soient les moyens. Charles Bézanger -professeur de cinéma à la retraite- le décrit tel un homme « chaleureux, passionné, fidèle et attentif« . Nicolas Milesi -du cinéma Jean Eustache- nous confie être « profondément bouleversé et entendre encore parfois sa voix« . C’est donc un homme qui a marqué les esprits tant au niveau professionnel que personnel. D’ailleurs, Frederic Fièvre -professeur d’Histoire- remarque que « travailler ne sera plus jamais pareil sans lui, ça n’a plus le même goût. » Bernard Landier a laissé un vide derrière lui mais les personnes qu’il a côtoyées et formées poursuivent son œuvre : transmettre, former et donner la passion du cinéma. Ce fut difficile pour Jean-François Cazeaux, l’actuel conseiller cinéma, qui se définit comme « son héritier » et non comme son remplaçant , de prendre la relève. Grâce à ces rencontres, nous avons nous même été touchés et captivés par le parcours de cet homme à qui nous devons l’accessibilité au cinéma dans les établissements scolaires ainsi que notre participation au « Festizine, » dont il est le créateur. Sans lui, nous ne serions pas présents au Festival International du Film d’Histoire de Pessac.
Océane Cartigny – Léa Meridda – Sébastien Milon
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